Les 10 commandements de l'entourage de l'aidant

Les 10 commandements de l‘entourage de l’aidant

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  • L’écoute tu développeras

    Écoutez simplement la personne en lui posant des questions, sans lui couper la parole, sans en profiter pour parler de vous, sans juger, sans dire « si j’étais à ta place, je ferai… ». Non, justement, vous n’êtes pas à sa place, dans sa peau, dans sa situation. Votre présence et ce moment partagé ensemble prouvent qu’elle n’est pas seule, qu’elle compte et qu’elle peut s’appuyer sur des personnes qui l’accueillent aussi dans ses moments les plus bas et pas uniquement dans les meilleurs instants de la vie.

  • Ta communication tu soigneras

    La parole peut être libératrice comme elle peut enfermer, blesser. Les mots ont un pouvoir à ne pas négliger. Il y a l’art et la manière de le faire. En soignant votre communication, vous pouvez faire passer des messages qui seront accueillis et entendus. C’est une attention, une attitude qui s’apprend. Il existe des techniques comme celle de la communication non violente de Marshall Rosenberg, docteur en psychologie. Le principe est de parler des faits le plus objectivement possible, de parler toujours au « je » quand il s’agit de parler de vos émotions et au lieu de conseil, proposez une action en demandant: « êtes-vous/es-tu d’accord avec ça? ». La personne aura ainsi la liberté d’accepter ou pas, sans culpabilité. Quoi qu’il en soit, ce que vous partagez à travers vos observations et vos émotions l’aide à prendre conscience de certaines choses, à y réfléchir et à trouver peut-être des solutions.

  • Par tes paroles tu encourageras

    Face à des obligations, des difficultés, et cette sensation d’être toujours le nez dans le guidon, l’aidant peur avoir l’impression de se noyer, à voir sa situation dans son ensemble. C’est là que vous, par votre regard extérieur, vous pouvez souligner tout ce que la personne a mis en place, toutes les petites avancées aussi minimes qu’elles soient. Le but est de lui faire prendre conscience du chemin parcouru et de valoriser ses démarches, ses initiatives mises en place. Par cette mise en perspective et vos mots encourageants, l’aidant voit son quotidien sous un nouvel angle et peut se redonner du courage. Vous mettez l’accent sur ses ressources et les qualités que la personne a dû déployer pour y faire face.

  • Des petits services tu proposeras

    Rendre des services peut vraiment faciliter la vie de l’aidant au quotidien. Car mises bout à bout, les petites obligations peuvent devenir pour l’aidant une montagne infranchissable. Vous pouvez lui proposer de faire par exemple les courses, aller chercher le pain, l’aider dans ses démarches administratives, lui faire la cuisine, s’occuper de son linge… Des petits détails pour vous mais essentiel pour l’accompagnant qui ne peut pas être partout et penser à tout. Votre aide sera considérée comme une vraie marque de considération et de vrais cadeaux pour la vie de tous les jours.

  • Des nouvelles régulières tu prendras

    Le meilleur moyen de soutenir un aidant est de prendre de ses nouvelles, de lui montrer que des personnes de son entourage pensent à lui. Cette marque d’attention compte beaucoup car elle fait du bien ! Qu’importe le moyen utilisé, tout est bon : une visite, un coup de fil, un sms, un clin d’œil sur les réseaux sociaux, un petit mot dans la boîte aux lettres, une carte… Une manière de lui faire comprendre qu’il n’est pas seul et que vous le soutenez moralement. C’est important !

    A vous de choisir le meilleur moyen : téléphone, réseaux sociaux, SMS, petit mot dans la boite aux lettres.

  • Le plaisir et les encouragements tu favoriseras

    Et si votre soutien pouvait prendre la forme d’une initiative ponctuelle, devenue tellement inhabituelle dans le quotidien de votre proche. Initier une sortie au cinéma, une ballade le week-end. Prenez l’initiative, proposez, et prenez le temps de valoriser ce qui s’est bien passé. Vous pouvez également encourager les initiatives prises qui sont signes d’évolutions et de changements. Vous êtes le miroir positif de ce que l’aidant ne voit plus.

  • Ta porte ouverte tu laisseras

    Dans les grands moments de découragement, vous pouvez soutenir par une présence, une parole, un café, un texto, simplement une porte toujours ouverte, pour déposer la complexité du quotidien… Alors soyez cette oasis, avec un seul objectif : être disponible à l’autre. Et ne vous offusquez pas si la carapace est épaisse, et les excuses bien rôdées, vous aurez votre ami par surprise. Un seul mot d’ordre : y aller progressivement.

  • Le jugement tu éviteras

    Vous avez beau connaitre la situation de votre proche, penser qu’il ou elle devrait faire ceci ou cela… votre vision n’intègre pas sa personnalité, sa propre usure, le vécu au quotidien, la répétition des situations et l’histoire de vie passée. Et la difficulté de l’intimité si confidentielle.

    Alors adoptons la maxime de Léonard de Vinci : « “Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” »

  • Ton sourire et ta bonne humeur tu partageras

    Un poke sur Facebook, une photo par SMS, un brin de muguet accroché à la porte, une carte postale pleine d’attention. Partagez votre élan vital, vos joies, votre bonne humeur. Votre ami(e) a certes ses propres soucis en tant qu’aidant, mais il recevra toute l’énergie positive que vous allez lui offrir. Et parce qu’avec le sourire tout va mieux, participez à l’effort de réduction de la morosité et du stress !

  • A ses côtés tu te tiendras

    Quel que soit votre sensibilité, une présence invisible aide à soutenir la réflexion, à accompagner des changements concrets, et à faire face aux épreuves. Vous pouvez également discuter régulièrement des pistes de solutions pour l’avenir. Le choix ne vous appartient pas, mais votre présence est soutenante et constitue un repère pour l’aidant.